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Identité(s) Improvision(s) et Supermarché |
L'Hestejada dé las Arts d'Uzeste Musical, du 17 au 22 août 2010, avait pour théme "Identité(s) Improvision(s) et Supermarché. Monique Chemillier-Gendreau (juriste internationale, professeur émérite à l'Université Paris VII Denis Diderot) est intervenue, à cette occasion, sur le problème de l'identité, lors d'une conférence qu'elle a intitulé "Exaltation de l'identité ou comment l'on détruit les possibilités d'une communauté politique"
"La création hideuse d’un Ministère de l’identité nationale et de l’immigration et les débordements récents relatifs au retrait de la nationalité ont soulevé une certaine indignation et cela, jusque dans le camp de la majorité parmi le groupe que l’on désigne comme la droite républicaine. Et sans doute vous attendez-vous à ce que je m’engouffre dans cette voie. Certes, je partage cette indignation. Toutefois, je voudrais poser le problème autrement. Je pense en effet que cette politique menace la cohésion de la communauté politique. Mais il est nécessaire de poser en termes plus larges cette question de la communauté politique. Nous verrons alors que ce discours, si critiquable, sur l’identité nationale sert de premier échelon à un discours plus général et tout aussi dangereux qui est le discours sécuritaire. Dans ce dernier, on passe de l’identité à des processus d’identification par lesquels certains se donnent le pouvoir de définir l’identité supposée de ceux qu’ils considèrent comme dangereux parce qu’on les déclare susceptibles de commettre des crimes sexuels ou des attentats terroristes. Et ce discours sécuritaire entraîne des dérives policières de plus en plus accentuées. Nous devons donc aller de la dénonciation et de l’analyse du premier discours, celui sur l’identité nationale, à la dénonciation et l’analyse du second, le discours sécuritaire général pour prendre la mesure de ce qui nous menace. (....)"
Lire en PDF, l'intégralité de la conférence |
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Séminaire "Modélisation des savoirs musicaux" |
Transcription de
l'intervention de Bernard Lubat au séminaire de
Marc Chemillier
« Modélisation des savoirs musicaux
relevant de l'oralité » qui a eu lieu à l'EHESS le mercredi 12 mai
2010.
...Bernard Lubat -
Je vais parler du rythme, parce que c'est le point de départ
et le point d'arrivée. Le rythme, c'est la danse, c'est la
narration de l'heureux-bondi. C'est un rebondi qui ne rebondit jamais
toujours pareil. C'est régulier, mais c'est comme dans
l'écriture quand on écrivait avec la plume, il y a
les pleins et les déliés, ce n'est pas
régulier. C'est comme jouer du piano, vous avez les doigts qui
ne sont pas réguliers, qui n'ont pas le même poids,
donc on peut articuler une mise en place très
précise, mais avec un son différent. Donc ce n'est
pas égal. Ça commence comme ça, le rythme,
c'est inégal et c'est l'indépendance des membres, donc
c'est politique si l'on veut, parce que si c'était la
dépendance
des membres, c'est qu'on serait tous liés, alors là
on
est cuits (ce fameux lien social que je ne trouve pas que positif)...
Lire l'intégralité de l'intervention
Vidéos de la conférence
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Colloque Improvisation "Ordre et désordre" |
Texte de l'intervention de Bernard Lubat au colloque "Improvisation : ordre et désordre", janvier 2009, festival Sons d'Hiver
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Art et culture en danger
Edito du week-end Manifestif du 30 et 31 janvier 2010 à Théâtre amusicien «l'Estaminet »
« C’est bon à savoir ! » comme dit l’expression populaire.
Un week-end d’expression, réflexion, information, vigilance et conscience organisé par l’Association « Uzeste Musical visages villages des arts à l’œuvre », réalisé par les œuvriers créateurs de la Cie Lubat et partenaires invités : artistes et techniciens du spectacle, acteurs culturels et élus, responsables associatifs, syndicaux et politiques.
« La culture c’est pas pour nous ! » c’est ce qu’on entend à peu près partout (et pas que dans les milieux populaires), insufflé et relayé par à peu près tous les grands et petits médias populistes « commercialistes ». Alors si c’est pas pour nous, c’est pour qui ? Les nantis, les instruits, les privilégiés, les marginaux, les minorités, les pris de remords ?
La Culture c’est nous, toutes et tous… c’est la représentation de toutes les activités sensibles, le rendu visible audible perceptible du pour qui pourquoi comment de notre condition humaine. La Culture c’est le terme générique de ce qui nous rend désirant, connaissant, pratiquant de nous-même, cultivateur de nous-même comme champs d’existences. Pour cela il nous faut le concours de ceux qui se cultivent d’ici d’en et d’ailleurs, de ceux qui s’est cultivé, exprimé, partout de par le monde, passé, présent, avenir du futur compris. La vie, le vivant est constitué d’une diversité de propositions, d’expérimentations, de partis pris, de paris inouïs.
Lire le programme du week-end en pdf
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